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 VILLES ALGERIENNES ET RIQUES URBAINS MAJEURS

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medo25

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Masculin Nombre de messages : 7
Age : 34
Localisation : constantine
Date d'inscription : 25/01/2009

MessageSujet: VILLES ALGERIENNES ET RIQUES URBAINS MAJEURS   Jeu 7 Mai - 13:59

VILLES ALGERIENNES ET RIQUES URBAINS MAJEURS:

1-Risques naturels :
a- Les séismes:
L’activité tectonique actuelle est la conséquence des mouvements tectoniques complexes de convergence entre les plaques africaine au Sud et eurasienne au Nord. Cela se traduit par des plissements, des failles et une intense activité sismique dans la région Nord de l’Algérie (région tellienne) selon un axe Oran-Tipaza.
La carte de sismicité historique montre que la région Nord du pays a connu plusieurs séismes, dont certains ont été catastrophiques : Oran en 1792, Mascara en 1994 (magnitude VII), Aïn-Témouchent en décembre 1999 (magnitude VII) et plus récemment Alger-Boumerdès en mai 2003 (magnitude VII), sans parler des tremblements de terre d’Orléansville, puis Chlef.
Sur cette carte présentée en page suivante, on peut voir que la région nord-est est concernée fortement dans toute sa frange nord avec un maximum d’intensité sur l’axe Jijel – Skikda (maxima observés de magnitude 10), une activité non négligeable autour de Constantine et Guelma, et une activité plus réduite dans la partie sud et à l’est d’Annaba à la frontière.
Ces séismes engendrent des glissements de terrain, des failles, des éboulements rocheux et des destructions de construction. Ils constituent donc un risque important pour l’urbanisme et les infrastructures (transport, barrage, sites industriels…).
Une étude est en cours pour préciser la sismicité sur la région nord-est (Centre du génie para sismique).
A défaut d’autres éléments, c’est la réglementation nationale parasismique qui s’applique, avec toutes les contraintes pour les nouvelles constructions que cela implique. Le respect des normes nationales est loin d’être appliqué. La priorité est de les appliquer aux ouvrages hydrauliques.


b-Erosion, Glissements de terrain et Envasement des retenues:
Il y a beaucoup de glissements de terrain en milieu rural, notamment dans les wilayas de Constantine, de Mila et de Souk-Ahras, ce qui entraîne des pertes de sols agricoles et surtout des dégâts pour les infrastructures (routes et canalisations). Cela a notamment été le cas durant l’hiver 2005 (W. de Constantine) à cause des fortes pluies, qui ont entraîné des pans entiers de terres agricoles argileuses. Le seul traitement possible sur ces terres agricoles est la plantation d’arbre.
Les glissements de terrain en milieu urbain menacent de nombreux logements (15 000 logements menacés sur la partie sud - sud-est de la ville de Constantine). Une étude géotechnique menée par Simecsol devrait proposer des solutions. En fonction du niveau de vulnérabilité, les solutions vont de l’évacuation à la stabilisation du terrain.
Les problématiques de glissement de terrain sont beaucoup moins importantes sur les wilayas plus forestières, qui disposent d’un couvert végétal important ou d’une nature géologique moins sensible : Annaba, El-Tarf, Skikda, Jijel.
L’érosion des sols représente une menace d’envasement des barrages. Elle est importante dans toute la région nord-est, et en lien avec les pluies intensives, mais elle est surtout manifeste dans toutes les régions les moins boisées. Déjà la quasi-totalité des retenues collinaires (de 5 000 à 300 000 m3) construites dans les années 80 sont entièrement envasées et une part importante des capacités de stockage des barrages est aussi indisponible.
Les traitements de bassin versant pour lutter contre l’érosion des sols comprennent des traitements mécaniques sur les oueds et ravines, des traitements biologiques par plantations (eucalyptus) et surtout des reboisements massifs des versants. Le bassin versant de Béni-Haroun, qui est une priorité particulière au niveau régional pour la ressource en eau, fait l’objet d’une étude spécifique pour la protection de ce barrage stratégique.


c-Risque inondation:
Les inondations figurent parmi les catastrophes naturelles les plus fréquentes et les plus dévastatrices en Algérie. Il n’existe pas de régions susceptibles d’être prémunies contre de tels risques en raison de leur caractère imprévisible. Au demeurant, les analyses faites à propos des crues et des inondations mettent en évidence leur violence et leur spontanéité ainsi que leur survenance brutale après une période de sécheresse.
Différents types d’inondations :
• celles liées à des situations météorologiques remarquables se traduisant par une forte pluviosité ;
• celles liées à l’activité humaine (défaillance des différents réseaux, gonflement des oueds par les décombres, urbanisation anarchique des rives des fleuves…) ;
• celles produites dans des régions présentant un environnement topographique défavorable, telles que les villes traversées par des oueds ou situées au piémont de montagne. Cette prédisposition associée à la forte concentration et l’effet d’urbanisation présente de grands risques.
• Inondations engendrées par des crues torrentielles et affectant le plus souvent les petits bassins. Les débits d’oueds peuvent passer en un temps record (2 à 3 h seulement) de quelques m3/s à plusieurs milliers de m3/s.
• Inondations de grands bassins versants suite à des précipitations intenses et durables, généralisées sur de grandes étendues (inondations dans la wilaya d’Alger en 1974).
Sur la région nord-est, les zones inondables ont en général été cartographiées pour les grands oueds (terrasses des oueds). Il y a en revanche moins de données sur le risque pluvial en zone urbaine, pour lequel il y a un manque d’études sérieuses. Mais on retrouve tous ces risques d’inondation.
On peut noter quelques points sensibles :
• les inondations liés aux débordements d’oued à Mila, Zéghaïa… ;
• les quartiers populaires de la ville d’Annaba sont soumis au risque d’inondation, lié à la fois au débordement des oueds et aux écoulements pluviaux. Les inondations de 1982 y ont provoqués des morts. Le canal de ceinture, qui récupère toutes les eaux au sud de la ville et s’écoule vers la mer, ne permet pas d’assurer tous les écoulements et il déborde facilement.
• Quelques risques ponctuels d’écoulement pluvial sur la ville de Souk-Ahras.

2-Risques industriels :
Dans le nord-est, les industries du pétrole, du gaz, de produits chimiques, d’engrais, de pesticides, de plastiques et de mécanique sont relativement développées et présentent toutes des risques de fuites accidentelles de produits dangereux.
Les deux centres les plus concernés sont Annaba et Skikda. Ils concentrent 11 des 14 installations industrielles classées à haut risque de la région (60 à l’échelle nationale).
Les risques concernent essentiellement les explosions, les contaminations d’eaux ou les pollutions atmosphériques.
On peut noter, par exemple, le grand complexe pétrochimique de Skikda, le dépôt régional de carburant et de gaz (Unité Naphtal) ou les différents pipes (gazoducs, oléoducs et multi-produits), qui traversent la région. Ces pipes représentent des risques d’explosion et de contamination des eaux superficielles ou souterraines. Ainsi en 2004, un glissement de terrain a provoqué des fuites de pétrole brut. Ces pipes sont en dehors des zones urbaines et ont un périmètre de protection de 75 m de chaque côté. L’enjeu de sécurité est d’améliorer la qualité de ces pipes.
Les mesures de sécurité (hors la sécurité technologique) concernent essentiellement l’établis-sement de rayon de sécurité sans habitation. Des problèmes délicats se posent pour les plus vieux centres industriels situés à proximité du centre des villes (Skikda). Les nouvelles installations prennent mieux en compte cet aspect.
Certaines wilayas comme Mila, El-Tarf, Souk-Ahras ne présentent quasiment aucun risque industriel.
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