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 UN KSAR ORIGINEL

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sameh

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MessageSujet: UN KSAR ORIGINEL   Ven 7 Nov - 22:46

Revenons à la conception même du ksar de Kénadsa. L’observateur avisé qui considère avec un tant soit peu d’attention la configuration et la topographie du terrain sur lequel a été édifié ce ksar, ne manquera pas d’être surpris par le génie ayant présidé à l’agencement et à l’emplacement des divers éléments constitutifs de cet ensemble. En effet, il y a d’une part la falaise « El Barga » qui marque les limites du plateau rocailleux d’Oum Sba, continuation de l’Atlas saharien. Au pied de la dite falaise, émergent toutes les sources d’eau à quelques encablures les unes des autres et qui sont les éléments fondateurs grâce auxquels a pu être bâtie la ville. A partir de la falaise, le terrain repart avec une légère et constante inclinaison qui va se perdre à l’infini dans le sens nord-sud : c’est au début de cette pente douce presque au pied de la falaise qu’a été construit le ksar.Puis, toujours dans le sens de la pente et immédiatement après le ksar, viennent les jardins qui constituent la palmeraie de Kénadsa. Il paraît évident que c’est la présence de ces sources et la configuration du terrain qui ont décidé les premiers venus à s’installer à cet endroit précis.
En effet, l’eau d’une source donnée est d’abord acheminée par gravitation à l’aide d’un canal souterrain jusqu’à la maison du propriétaire de la source. La maison n’est pas bien loin généralement. Quand elle arrive dans la maison, l’eau est presque à fleur de sol. A l’intérieur, le canal continue son chemin soit à ciel ouvert soit en souterrain jusqu’au patio central de la maison. Là, le précieux liquide est recueilli dans un petit bassin aménagé à cet effet. Ce bassin sert à stocker - toujours en permanence - une certaine quantité d’eau pour l’usage domestique et cultuel de la famille. L’eau est ainsi disponible à tout moment de la journée ou de la nuit. Cependant, le surplus d’eau, qui se déverse en permanence dans le dit bassin par un système de dénivelée, est acheminé à l’aide d’un autre canal vers l’extérieur de la maison et ce, toujours par gravitation. Au sortir de la maison, l’eau est souvent recueillie immédiatement dans un autre grand bassin à l’air libre (Sarij ou Sahrij ou majen) qui se trouve, comme de juste, dans le jardin du propriétaire. Plus le propriétaire est aisé, plus l’étendue de son jardin de « plaisance » et de cultures vivrières est grande. Les jardins s’étendent dans la continuité de l’inclination du terrain. Ainsi, l’arrosage se fait toujours par gravitation de l’eau coulant dans le sens de la pente naturelle, avec des aménagements qui permettent un arrosage complet du jardin. Par ce système ingénieux, il n’y a donc besoin ni de pompe ni d’un quelconque mécanisme pour puiser l’eau : il suffit de bien l’orienter. Ainsi, les gens avaient «l’eau courante» (dans le vrai sens du mot) et dans le figuré et ce, depuis des siècles. En outre, ils disposaient de leurs jardins à proximité de leurs demeures. Faut-il croire qu’il faisait indubitablement bon vivre dans ces jardins ombragés, denses et humides, dans une contrée où la sécheresse et le soleil sont en période de canicule, d’une cruauté à peine supportable. Et l’on ne peut que comprendre Isabelle EBERRARDT, d’avoir été « ensorcelée » autant qu’inspirée par ce coin de paradis terrestre, pour écrire « Dans l’ombre chaude de l’Islam ».Une source peut appartenir à une seule famille où à plusieurs propriétaires (cas d’héritage et/ou en propriétés successorales indivises). En fait, ces sources sont souvent la propriété des seules grandes familles de Kénadsa, les premières installées sur le site. Lorsque la source appartient à une seule famille, l’eau arrive dans la maison de cette famille, puis dans ses jardins comme décrit plus haut. Pour ceux qui possèdent en commun une ou plusieurs sources, le principe de distribution se pratique par un système de «vannes», placé en amont au sortir de la source, qui permet un partage équitable selon un temps d’heures d’écoulement de l’eau : il s’agit de trous que l’on ferme ou que l’on ouvre à des heures de la journée ou de la nuit, selon des normes convenues un peu comme dans le système des foggaras du Touat et du Gourara.Les mosquées bénéficient aussi, sous forme de bien houbous, de ce système et reçoivent leur part d’eau (en termes de temps d’écoulement). C’est le cas de la mosquée de Sid El hadj laquelle, jusqu’au jour d’aujourd’hui, partage l’eau de Aïn Dir avec une famille et un jardin appelé Tlat. Le ksar était évidemment fortifié. Des pans du mur d’enceinte sont encore visibles par endroits. Comme cela se faisait dans toutes les casbahs fortifiées des villes d’Afrique du Nord, les portes étaient fermées à la tombée de la nuit et ouvertes à l’aube. Aujourd’hui, seule la porte dite «Bab Essouk»subsiste encore. Cependant, les gens de Kénadsa ne semblent pas avoir gardé en mémoire une quelconque peur de pillards ou d’attaque extérieure, la ville ayant toujours été respectée du fait du Saint homme Sidi M’Hamed et avant lui de son aïeul Sid El Hadj Ben Ahmed. Donc, le mur d’enceinte de la ville n’est que la marque de la limite qu’exige El horm islamique et une protection contre les bêtes sauvages.
«De toutes les confréries religieuses musulmanes qui se sont trouvées en contact avec les autorités françaises sur la frontière algéro-marocaine, la plus importante sans contredit, est celle de Sidi El Hadj M'hamed ben Bou Zian, connue sous le nom de confrérie des Ziyania». Le fondateur de cette zaouïa, le cheikh susdit, est né à TAGHIT probablement vers 1062 h / 1651, dans le Ksar de Barrbi, au « pays » dit des « BENI GOUMI » dont sa mère était issue. Donc, comme le fait si bien remarquer A. MOUSSAOUI dans sa thèse citée supra .notre saint n'est pas originaire du DRAA comme se plaisent à le noter beaucoup d'auteurs mais bien de Kénadsa où vivait toute sa famille. Il perdit sa mère très jeune.
Son père s'étant remarié, sa marâtre ne fut pas tendre pour lui. Il mena une enfance difficile et solitaire. En fait, peu de temps après la mort de sa mère, il perdit aussi son père. Il ne pouvait certainement plus vivre avec sa marâtre. Aussi, à peine pubère, il ira au ksar de ses ancêtres, c'est-à-dire à La'wina qui deviendra plus tard Kénadsa sous sa méchiakha (c'est-à-dire sous sa direction en tant que cheikh de sa propre zaouïa).
La tradition nous dit que « poussé par un appel mystérieux, il quitta son pays pour aller apprendre le Coran et s'adonner à l'étude ». Un de ses oncles paternels lui donna un peu d'argent pour le voyage en monnaie de l'époque (quelques mouzounat rachidia). Muni d'un maigre viatique, il partit pour le Tafilalet, plus exactement à Sijimassa, qui était à ce moment un brillant centre culturel. Là, il se retirera auprès d'un cheikh (maître) de grande réputation, qui l'accueillit et le protégea. Il s'agit du cheikh SIDI EMBAREK BEN AZZI. Auprès de celui-ci, le jeune M'hammed étudiera le Coran et toutes « les sciences » enseignées dans la médersa de son maître. Il ne tarda pas à devenir un brillant savant et un exégète hors pair du Saint Coran. La tradition nous dit encore qu'à ce niveau, il ne tardera pas à « obtenir l'illumination divine en même temps qu'il acquérait de solides connaissances dans les sciences religieuses et mystiques».
Puis il s'établira dans un des ksour de Sijilmassa, le ksar des Oulad Berdala « où il vécut de charité car sa famille ne lui envoyait absolument rien pour subvenir à ses besoins ». Sa manière de vivre, sa frugalité, son habillement (il était déjà en plein dans la tourmente du mysticisme soufi), sa dévotion, son ascétisme ont fait de lui le disciple préféré du Cheikh Sidi MBAREK BEN AZZI.
Au crépuscule de sa vie, le vénérable cheikh MBAREK fera des recommandations à sa famille et à ses disciples, pour qu'à sa mort, ses dernières ablutions et sa sépulture soient confiées à Sidi M'hamed. Par ces recommandations importantes, tout le monde aura compris que l'héritage spirituel de Sidi MBAREK BEN AZZI revenait désormais à Sidi M'hamed Ben Bouziane et, qu'à ce titre, l'élu possédait déjà ipso facto le sirr (le secret mystique) de son maître. Sidi MBAREK BEN AZZI appartenait à la Tariqa Ech-chadhoulia (voie mystique de Ech-chadhouli) : selon ladite tariqa, le sirr s'est transmis selon une chaîne précise et dans l'ordre chronologique, de l'Ange Gabriel au Prophète (QSSL), à Ali ben Abi Taleb, à Hassen El Basri, ainsi de suite. Dans cette selsela (chaîne), Sidi MBAREK était le 36ème cheikh. En transmettant le sirr à son disciple Sidi M'hamed B. BOUZIANE, celui-ci devient donc le 37ème cheikh de la chaîne.
Sidi MBAREK BEN AZZI étant mort, Sidi M'HAMMED B. ABI ZIYAN va accomplir sa mission funèbre à la lettre et même un peu plus. Après avoir lavé le corps du mort nous dit-on, il l'ensevelit lui-même dans le linceul. Après quoi, il but une partie de l'eau qui a servi à laver le corps du maître : ceci « pour imprégner sa propre chair des vertus de la baraka de la chair du défunt, comme le « sirr » de celui-ci avait imprégné son âme ». Puis, suivant les recommandations du disparu, il partit pour Fez afin d'approfondir son savoir religieux. C'est ainsi qu'il va se retrouver à la Medersa de Sidi MESBAH. Il fréquentera également la célèbre université des Qaraouiyine. Il recevra les enseignements des grands maîtres de son temps. Il va acquérir l'estime de tout le monde et se faire beaucoup d'amis parmi les enseignants les plus prestigieux. Avec certains d'entre eux, il gardera, pendant longtemps, des relations épistolaires assidues. Mais, dans ses rapports au quotidien, il aimait fréquenter surtout les humbles avec qui il lisait le Saint Coran et s'adonnait au dikr (les prières des soufis). Mais la ville bourgeoise de Fez ne correspondait pas à l'humilité du saint homme, d'autant plus que, nous disent ses hagiographes, « ses miracles et sa réputation qui ne finissaient de se propager, commençaient à faire ombrage au prince régnant à Fez, qui le lui fera sentir. Alors commencera pour lui une série de désagréables infortunes qu'il aura du mal à vivre. On l'accusa notamment de magie ». Aussi, décida-il de rentrer chez lui, à « La'wina » (la future Kénadsa).
Au pays de ses parents, sa réputation de saint homme l'avait déjà précédée. « Ce fut à ce moment que Dieu lui permit d'atteindre l'état suprême des Soufis. Les gens arrivèrent en foule de toutes parts, « de l'Orient et de l'Occident » pour solliciter sa bénédiction et ses bienfaits. Dans ces circonstances, il eut l'occasion d'accomplir de nombreux prodiges et ne tarda pas à être considéré comme un des personnages les plus considérables de son époque. Sa réputation de « pôle des Soufis » (qotb) était bien établie chez ses contemporains... » (A. COUR cf. supra).
Il se maria avec Lalla Oum Koultoum qui fut, pour lui, non seulement l'épouse idoine, ce modèle de vertu et de droiture, mais aussi son principal second dans l'entreprise de mise en place de la nouvelle institution : la zaouïa. Cette femme, avec qui il vécut vingt-cinq ans environ, lui donnera quatre garçons et cinq filles. L'établissement se consolidait. Sur le plan urbanistique, le ksar originel de l'oasis, la casbah, va connaître un prolongement dans le sens Ouest - Est. En effet, en continuation de cette casbah, Sidi M'hamed va construire sa propre mosquée, sa maison et sa « Khaloua », la demeure où il se livra à ses retraites spirituelles en solitaire. Désormais, l'ensemble des activités de la zaouïa va s'opérer dans cette zone, au détriment de celle constituée par la vieille mosquée de Sid El Hadj, un de ses ancêtres. Cependant, il prendra soin de rénover cette vieille mosquée qui sera la mosquée de la prière du Vendredi, le Jamaa el atiq. Néanmoins, tout le « mouvement urbanistique » du ksar va s'effectuer à partir de la nouvelle mosquée. Le ksar s'agrandit inexorablement. Il y aura un afflux de nouveaux habitants. Ces derniers vont être désignés par le vocable de « L'ffaga » c'est-à-dire « les gens d'en haut » pour ceux qui habitent la zone la plus ancienne, vont être appelés « T'hata » (les gens d'en bas). Les extensions urbanistiques et architecturales successives et spontanées vont se faire dans le sens indiqué précédemment et ce, en parallèle à la falaise de la « barga », mais dont le noyau central demeurera la nouvelle mosquée de la zaouïa naissante. Donc, aux maisons des familles kénadsiennes de vieille souches (d'en bas et d'en haut) viendront « s'accoler » les maisons des nouveaux venus que les kénadsiens « d'origine » appelleront humoristiquement et un peu par dérision les « béni malmoum » (les gens qui se sont assemblés, sous-entendu « autour d'eux »).
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